Le bilan positif en France, mais contrasté à l’international, en 2025 confirme la pertinence du modèle du Français, fondé sur la diversification de ses métiers et de ses implantations.
Malgré un contexte toujours difficile pour le secteur du bâtiment, le bureau d’études en ingénierie géotechnique et environnementale Groupe Géotec a réalisé, en 2025, un chiffre d’affaires d’un montant de 130 millions d’euros, en croissance de plus de 10 % par rapport à l’année précédente. Cette performance est portée par de grands projets d’infrastructures linéaires et par le dynamisme de plusieurs des métiers à forte valeur ajoutée du groupe français, qui ont permis de compenser le ralentissement d’activités plus exposées, telles que les routes, impactées par la baisse de la commande publique locale, depuis plusieurs années.
Dans le domaine de la géotechnique, son activité historique caractérisée actuellement par une pression accrue sur les prix, Groupe Géotec s’est positionné sur des projets à forte technicité, tels que la Ligne Nouvelle Provence-Côte d’Azur (LNPCA) ou la ligne LGV (Ligne Grande Vitesse) Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO). Parallèlement, plusieurs activités, moins exposées au cycle du logement et davantage liées aux investissements d’infrastructures et à la transition énergétique, ont enregistré une performance soutenue, notamment le maritime, l’exploration, le diagnostic structure et les sites et sols pollués – l’activité a été renforcée par l’acquisition d’Envisol en février 2025.
Les enjeux environnementaux ont d’ailleurs constitué un levier structurant de la performance de groupe avec des opérations liées à la décarbonation (nucléaire, réseaux électriques, photovoltaïque ou éolien) de plus en plus nombreuses, même si l’éolien offshore a marqué un ralentissement, dans l’attente de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Les problématiques d’adaptation au changement climatique, elles, ont généré de nouvelles opportunités, qu’il s’agisse de la protection d’infrastructures sensibles ou d’études relatives à la prévention des crues et des inondations, de la montée en exigence des maîtres d’ouvrage publics en matière environnementale (intégration généralisée de critères dédiés dans les appels d’offres), de la future certification des entreprises dans le domaine des forages d’eau et de la pose de piézomètres, dont l’application sera effective d’ici fin 2027.
Accélération de la digitalisation en 2026
Sur le marché international, Groupe Géotec a connu une année 2025 plus contrastée. Si l’activité en Afrique a été affectée par les contextes politiques et les réglementations locales, notamment au Sénégal et en Côte d’Ivoire, le groupe a pu compter sur un redressement inattendu en Nouvelle-Calédonie. « En 2026, le chemin est étroit, mais il existe. Nous devons accepter que le marché du logement ne retrouve pas ses niveaux passés et que les collectivités locales évoluent dans un cadre budgétaire contraint. Face à ces nouvelles réalités, notre modèle fondé sur la diversification de nos métiers et de nos implantations constitue un atout déterminant. Il nous donne la capacité d’absorber les cycles, d’ajuster notre trajectoire et de concentrer nos efforts là où les perspectives sont les plus solides », explique Olivier Barnoud, président de Groupe Géotec.
Plus concrètement, les activités maritime, exploration, diagnostic structure et sites et sols pollués poursuivront leur développement, tandis que la géotechnique, l’hydrogéologie et les routes feront l’objet d’une stratégie de stabilisation afin de préserver les équilibres. Le développement territorial se poursuivra avec le lancement d’une activité en Polynésie française et le renforcement des implantations en Guyane ou à Mayotte. Autre axe structurant de son projet d’entreprise « Ambition 2030 », le Français poursuivra la transformation numérique de ses métiers et intégrera progressivement l’intelligence artificielle (IA) dans ses pratiques quotidiennes afin de gagner en performance opérationnelle.

