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30 juillet 2002 Paru dans N°253
Plus de 70% des surfaces émergées pourraient être affectées par les effets de la construction de routes, des industries extractives, la construction de villes et autres grands équipements autour des 30 prochaines années à moins que des mesures ne soient prises d'urgence. C'est l'Amérique latine et les Caraïbes qui serait la région la plus fortement touchée, avec plus de 80% de sa superficie; viendrait aussitôt après l'Asie et le Pacifique. Dans cette région, plus de 75% des terres pourraient être affectées par les perturbations des habitats et autres atteintes à l'environnement, du fait d'une croissance des infrastructures trop rapide et mal conçue. Plus de la moitié des habitants de la planète pourraient vivre dans des zones souffrant de stress hydrique grave en 2032 si les forces du marché continuent à avoir la haute main sur l'évolution de la situation politique, économique et sociale mondiale. L'Asie occidentale, qui englobe la péninsule Arabique, serait sans doute la région la plus touchée, puisque 90% de sa population vivraient dans des zones souffrant de " stress hydrique grave " en 2032. Cependant, la proportion d'êtres humains souffrant de la faim semble diminuer dans le monde. Dans l'un des scénarios retenus, la faim ne frappe plus que 2,5% de la population mondiale en 2032, ce qui correspond aux objectifs de la Déclaration du Millénaire. Une action concertée, celle des gouvernements, de l'industrie et des particuliers pourrait également permettre de réaliser une profonde réduction des émissions de gaz liées au réchauffement mondial. Les concentrations de dioxyde de carbone pourraient, moyennant une action publique et privée suffisante, commencer à se stabiliser dans l'atmosphère en 2032. Ce sont là certains des résultats frappants que l'on peut lire dans le rapport GEO-3, troisième rapport sur " l'avenir de l'environnement mondial " par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE). L'étude scrute les politiques suivies au cours des 30 dernières années et les impacts qu'elles ont eus sur l'environnement. Puis elle présente quatre scénarios pour les trois prochaines décennies et compare et contraste les effets probables sur les hommes et sur la nature. Ce rapport, établi par plus de 1 000 experts, dont beaucoup font partie du réseau mondial de centres coopérateurs, énonce que l'humanité se trouve à une étape cruciale de son existence, car les choix relatifs à la planète faits aujourd'hui, sont d'importance critique pour les forêts, les océans, les fleuves, les montagnes, la flore et la faune sauvages et les autres systèmes qui rendent la vie possible pour les générations présentes et futures. GEO-3 démontre qu'une grande partie des changements que l'on constate dans l'environnement ont déjà eu lieu au cours des 30 dernières années, depuis la Conférence de Stockholm de 1972, qui a abouti à la création du PNUE. GEO-3 indique aussi que la dégradation de l'environnement est fort coûteuse pour les pays, à d'autres égards. L'Inde par exemple perd plus de 10 milliards de dollars chaque année, soit 4,5% de son produit intérieur brut du fait de cette dégradation; la dégradation des sols causée par l'homme, à elle seule, cause une perte de productivité de 2,4 milliards de dollars environ. GEO-3 conclut que l'une des principales forces motrices n'est autre que les cas grandissants entre les parties riches et les parties pauvres de notre globe. Actuellement, un cinquième de la population mondiale jouit d'une prospérité élevée, qui paraît excessive à certains. Ce cinquième de l'humanité représente près de 90% de la consommation personnelle totale mondiale. Par comparaison, quatre milliards d'êtres humains vivent avec moins de 1 ou 2 dollars par jour.

2002 - Format 21 x 29,7 cm - 148 p - 37.50 US dollars