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La plupart des villes dans le monde doivent optimiser et prioriser leurs investissements liés à la gestion de l'eau pour améliorer leur résilience aux phénomènes météorologiques extrêmes et éviter les pénuries d'eau. C'est ce qui résulte de l'étude Sustainable Cities Water Index, réalisée par Arcadis en partenariat avec le cabinet anglais CEBR (Center for Economics and Business Research), qui classe la gestion de l'eau des 50 plus grandes villes au monde sur la base de trois critères : la résilience, l'efficacité et la qualité.

L'étude révèle que la plupart des villes dans le monde ont besoin de plus d'investissements pour améliorer leur capacité à résister aux catastrophes naturelles et aux pénuries d'eau potable. L?adaptation aux changements climatiques et la résilience sont deux enjeux forts auxquels sont confrontées la quasi-totalité des mégalopoles. Les capitales européennes bien placées Les capitales européennes se situent en tête du classement : 8 d'entre elles se classent parmi les 10 villes ayant la meilleure gestion de l'eau. Rotterdam est ainsi en tête du classement, suivie par Amsterdam, Copenhague et Berlin. Les villes néerlandaises arrivent également premières en matière de résilience, principalement en raison des efforts des générations précédentes pour gérer les réserves d'eau et anticiper les inondations côtières. L'efficacité est le plus grand enjeu pour le Royaume-Uni. Londres, Manchester et Birmingham arrivent après leurs homologues européennes en raison des faibles niveaux de réutilisation des eaux usées et de l'absence de déploiement de compteurs d'eau. En revanche, Berlin apparait comme l'une des villes les plus cohérentes dans toutes les catégories du classement. La capitale allemande est également l'une des villes les plus résilientes au monde grâce à sa faible vulnérabilité aux catastrophes naturelles. A l'inverse, bien que correctement classée, Paris ne fait pas partie du top 10. La capitale française arrive en 12ème position générale, 5ème pour la gestion de la qualité de l'eau, mais 15ème pour la résilience et 20ème pour l'efficacité. « Pour Paris, ce classement s'explique par les progrès que la ville doit encore réaliser pour mieux se confronter aux éventuelles inondations, explique Guylain Anguil, Ingénieur Hydraulique chez Arcadis. La ville doit notamment se préparer à la grande crue de la Seine qui devrait se reproduire d'ici quelques années. Paris est également confronté à des enjeux en matière de gestion des fuites et de traitement de son eau ». « La demande en eau s'accroît, les aquifères s'épuisent et les menaces liées aux conditions météorologiques extrêmes sont de plus en plus réelles, souligne de son côté John Batten, Directeur de la Division « Villes et Eau » chez Arcadis. A l'échelle d'une ville, cela se traduit par une surcharge ou une pénurie d'eau. L?étude met en évidence les différentes opportunités en matière de gestion de l'eau pour les villes afin de les aider à prendre de meilleures décisions. Nous espérons ainsi les rendre plus durables tant sur le plan économique qu'environnemental et social. Les villes utilisant de manière optimale leurs actifs comme un avantage urbain stratégique seront finalement plus compétitives et sûres en matière d'habitat ». Les villes américaines pâtissent de leur faible résilience Aucune ville américaine n?apparait dans le top 10 global de l'étude. Les grands centres urbains de la côte Est, à l'instar de New York et Washington DC, présentent, cependant, de meilleurs résultats que leurs homologues de la côte ouest. Les villes californiennes sont, en outre, les moins bien classées du pays en raison, notamment, de leurs faibles résiliences face à des catastrophes telles que les grandes sécheresses auxquelles elles sont régulièrement confrontées. Toronto, Chicago et Philadelphie sont les trois premières villes du pays capables d'assurer un approvisionnement en eau saine et propre. En Asie, les résultats sont assez mitigés en ce qui concerne la gestion de l'eau. Alors que Jakarta, Manille, Bombay et New Delhi sont en plein boom économique, ces quatre villes arrivent en fin de classement. Tokyo, cependant, détient l'une des meilleures positions en matière d'efficacité dans la gestion de l'eau malgré l'absence de réutilisation des eaux usées, eaux de réserve et espaces verts. Par ailleurs, l'étude met en lumière les efforts de Singapour, en dépit de sa situation géographique, pour gérer au mieux son eau (fuites, traitements, mesures) et trouver un équilibre entre ses réserves et ses risques d'inondations. Les villes d'Amérique Latine sous-performent en matière de gestion globale de l'eau. Elles obtiennent de faibles notes pour chaque catégorie de l'étude en raison de leur vulnérabilité aux inondations et sécheresses. A Buenos Aires, la gestion efficace de l'eau est particulièrement problématique. La capitale argentine a la plus basse note du classement relative aux compteurs de consommation d'eau. Malgré les problèmes de fuites liés au vieillissement de ses installations, Mexico enregistre un meilleur indice dans la catégorie « Efficacité » que la plupart des autres villes d'Amérique Latine ; cela s'explique, en partie, par le prix de son eau. Les villes du Moyen-Orient sont distancées par leurs homologues mondiales plus matures. Des puissances régionales telles que Djeddah ou Riyad figurent, ainsi, en queue de classement. L'étude souligne cependant que Djeddah et Riyad réutilisent une quantité exceptionnelle de leurs eaux usées et enregistrent ainsi le score le plus élevé à l'échelle mondiale avec Los Angeles. L?amélioration de la gestion des réserves d'eau reste un levier de croissance que les villes du Moyen-Orient doivent optimiser. https://www.arcadis.com/en/global/our-perspectives/which-cities-are-best-placed-to-harness-water-for-future-success-/