Your browser does not support JavaScript!

Trop d'eau, pas assez d'eau' L?eau est aussi un facteur de risques important dont les plus répandus sont les sécheresses et les inondations. D'ici à 2050, plus de 40 % de la population mondiale sera soumise à un stress hydrique prononcé, et près de 20 % sera exposée aux inondations. C?est ce qui ressort d'un nouveau rapport de l'OCDE intitulé "Water Security for Better Lives," qui présente une approche novatrice fondée sur l'acceptabilité des risques en proposant des mesures concrètes pour la mettre en ?uvre.

Le rapport "Water Security for Better Lives," souligne que la sécurité de l'eau consiste pour l'essentiel à définir un niveau acceptable de risques liés à l'eau, en mettant en regard les coûts d'une amélioration de la sécurité de l'eau et les bénéfices qui en sont attendus et en veillant à ce que les réponses soient proportionnées à l'ampleur des risques. Cette approche, assez souple, permet d'ajuster le niveau de risque acceptable à l'évolution de la situation. Ainsi, suite au cyclone Sandy, la ville de New York est en train de réévaluer son niveau de protection contre les inondations et investit actuellement des milliards de dollars pour éviter de futures catastrophes. Le rapport indique que la valeur économique des actifs menacés par les inondations devrait avoisiner les 45 000 milliards USD en 2050. En Europe, ces risques se sont matérialisés au cours de l'été 2013 lorsque l'Elbe, le Danube et la Vltava sont sortis de leur lit, ce qui a causé 3 milliards d'euros de dégâts en Allemagne, en Autriche et en République tchèque. Les inondations ont également touché la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie. Parallèlement à cette approche fondée sur le risque, un autre rapport intitulé "Water and Climate Change Adaptation: Policies to Navigate Uncharted Waters" s'est focalisé sur les initiatives prises par différents pays pour adapter la gestion de l'eau aux changements climatiques. Il révèle que presque tous les pays anticipent une aggravation des risques liés à l'eau sous l'effet de ces changements. 32 pays classent les événements extrêmes (inondations et/ou sécheresses) parmi leurs principales préoccupations et 23 considèrent le manque d'eau comme un problème majeur. Car la plupart des risques liés à l'eau sont exacerbés par le changement climatique. La moitié des pays passés en revue dans ce rapport considèrent que les incidences des changements climatiques ne se limitent pas à l'approvisionnement en eau et à l'assainissement et concernent également la qualité de la ressource. Pour les auteurs du rapport, ils devraient faire davantage pour mieux cibler ces risques et les gérer plus efficacement. « Les pouvoirs publics ne doivent pas se contenter de réagir aux crises de l'eau, mais évaluer, cibler et gérer les risques en amont », estime Angel Gurría, Secrétaire général de l'OCDE. « Nous savons à quoi nous en tenir : il ne fait aucun doute que ces risques augmentent. Nous devons maintenant nous doter de stratégies de gestion des risques qui préviennent les pénuries d'eau et la pollution de la ressource, et qui nous protègent contre les sécheresses et les inondations qui menacent les vies humaines, les écosystèmes et l'économie ». Le rapport "Water Security for Better Lives," est téléchargeable à l'adresse : http://www.oecd-ilibrary.org/environment/water-security_9789264202405-en