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G2C environnement et Aquatech International, entreprise canadienne spécialisée dans la gestion des services d'eau, conduiront entre 2013 et 2016 une mission d'accompagnement pour la modernisation de la Société Tchadienne des Eaux sur financement de la Banque Mondiale. Le contrat couvre à la fois les infrastructures, l'organisation et la gestion du service public d'eau potable et ceci pour un dizaine de villes du pays dont la capitale N?Djamena.

La Société Tchadienne des Eaux (STE) est liée avec le PADUR (Projet d'Appui au Développement Urbain), sous tutelle du Ministère de l'Hydraulique Rurale et Urbaine, par un Contrat de service d'une durée de trois ans. Ce dernier s'appuie sur les recommandations d'un diagnostic réalisé par Artelia en 2011 portant sur l'organisation de l'ensemble des services, la réhabilitation des infrastructures réseaux, les branchements et réservoirs, la formation du personnel technique et d'encadrement, le système d'information géographique, les outils de gestion des abonnés et le modèle économique du service. Le projet a démarré en juin 2013, notamment par un recensement des abonnés et des raccordements illicites, dans le but d'augmenter le taux de facturation de l'eau distribuée. Actuellement, plus de 55% de l'eau produite n?est pas facturée en raison des pertes physiques dans les réseaux et des branchements non déclarés. La mise en place de compteurs dans plusieurs quartiers de la capitale doit permettre de facturer la consommation réelle alors que la majorité des abonnés actuels fonctionnent sur le principe du forfait. Le projet est construit autour de plusieurs thèmes. Aquatech International et G2C environnement prendront en charge la formation du personnel et des cadres, la création d'un centre d'appel clients, un plan de communication pour accompagner le changement en interne STE et des abonnés, une enquête de satisfaction auprès de abonnés, la mise en place d'un système d'Information géographique et d'indicateurs de performance. Pour bon nombre de ces prestations s'inscrivent dans le cadre d'une assistance d'ouvrage déléguée ou d'une assistance à maîtrise d'ouvrage. Ces missions aboutiront à des appels d'offres pour des travaux ou des prestations représentant 5,45 M$ à réaliser d'ici fin 2016. On ne recense actuellement à N?Djamena que 22 000 foyers abonnés, pour une population estimée de 1,5 M d'habitants. La ville est très étendue et dans la majorité des quartiers périphériques, l'eau est distribuée à des bornes. La STE prélève la ressource en eau dans une nappe phréatique isolée de la pollution de surface par une couche d'argile. Cette eau, de relativement bonne qualité, ne nécessite qu'une simple chloration en amont des réservoirs. Toutefois, la multiplication des forages privés risque à terme de fragiliser la ressource tant en qualité, notamment en raison de l'absence d'assainissement, qu'en quantité. La STE est également tributaire d'une distribution de l'électricité irrégulière ce qui perturbe la production d'eau dans certains quartiers.