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L?inauguration, le 6 décembre dernier en Ecosse, d'une nouvelle usine de production de l'AFM® Dryden Aqua ouvre de nouvelles perspectives de développement à ce média filtrant dont les propriétés ne cessent de s'améliorer. A cette occasion, une importante délégation française composée d'architectes, de bureaux d'études spécialisés, d`installateurs et d`exploitants était représentée. Pour établir sa supériorité sur le sable et les autres produits à base de verre, des recherches sont en cours avec le concours de l'IFTS et devraient déboucher prochainement sur la publication d'un comparatif. Explications.

Distribué en France par la société Ocean Projects, l'AFM® (Active Filter Media) est un substitut du sable à base de verre recyclé et activé dont les propriétés lui permettent de se positionner avantageusement sur la plupart des applications utilisant le sable ou le verre comme media de filtration. Développé au début des années 2000 par le Dr Howard Dryden, biologiste marin renommé, l'AFM® n?a cessé de progresser au rythme des améliorations apportées aux procédés de traitements physiques et chimiques lui conférant ses propriétés originales. « La première étape a consisté à développer un processus de fragmentation permettant de conférer au verre des coefficients d'uniformité et de sphéricité optimaux offrant des capacités de filtration mécanique supérieures au sable » explique Mike Causer, Directeur Général et fondateur d'Ocean Projects. « Cette étape franchie, il a fallu définir les modalités permettant de conférer au verre fragmenté les propriétés de surface désirées ». Ce sera chose faite en 2003, date à laquelle la commercialisation de l'AFM®, dont les secrets de fabrication restent jalousement gardés, débute. Les résultats vont être rapidement au rendez-vous, permettant de placer l'AFM au rang de substitut optimisé du sable. Un substitut optimisé du sable Cédric Guignard est Chef de projet et expert technique chez Ocean Projects. Il explique : « Certains sables, en tant que media de filtration, présentent de grandes qualités. Le problème réside dans le fait qu'ils ne conservent jamais très longtemps leurs propriétés initiales, quelle que soit la façon dont ils sont exploités. Ils sont sujets à des colmatages entraînant un manque de stabilité du lit filtrant et de ce fait une diminution de l'efficacité de filtration. Il est possible de retarder ce phénomène, mais pas de l'empêcher ». D?où l'intérêt de l'AFM® qui revendique des performances nettement supérieures aux sables conventionnels. Son raffinage permet de descendre le seuil de coupure à 5µ (Norme NF P 90-319 à 20m/hr) contre 15-30µ pour le sable le plus communément employé. Il permet également d'éviter le colmatage du lit filtrant et les pertes d'efficacité associées grâce aux traitements d'activation des grains. Ces traitements chimiques rendent le verre résistant à l'adhésion bactérienne, support du développement des biofilms, responsables de l'agrégation de matières organiques, de précipités minéraux et des grains entre eux. « Grâce à ses propriétés, l'AFM permet à la fois d'optimiser la qualité de la filtration et d`économiser eau et énergie, tout en multipliant sa durée de vie par trois, c'est-à-dire jusqu'à 15 ans, par rapport au sable », souligne Cédric Guignard. Des qualités qui lui ont permis de prendre assez rapidement d'importantes parts de marché sur certaines applications, comme par exemple celles liées au traitement des eaux de piscine. « Sur ce segment, nous pensons que l'AFM® représente environ 20% des parts de marché lié aux piscines publiques neuves », souligne Arnaud Tiquet, Directeur Commercial chez Ocean Projects. Un succès qui a incité Dryden Aqua et son partenaire privilégié, Ocean Projects, à construire, toujours en Ecosse, une nouvelle usine. Objectifs : augmenter les capacités de production en réalisant d'importantes économies d'échelle permettant d'abaisser le prix de vente de l'AFM® et surtout, initier une grande campagne d'analyse comparative des différents médias filtrants verre et sable pour démontrer la supériorité de l'AFM®. Démontrer la supériorité de l'AFM® Mike Causer et son équipe en sont bien conscients : pour démontrer l'efficacité de leur média filtrant et se démarquer des nombreux produits à base de verre qui revendiquent des propriétés similaires à celles de l'AFM® sans garantir le même niveau de performances, il faut faire évaluer puis certifier le produit par un laboratoire indépendant de manière à établir un comparatif incontestable. Une grande campagne d'analyse comparative des différents médias filtrants verre et sable a donc été initiée avec le concours de l'Institut de la Filtration et des Techniques Séparatives (IFTS). Les résultats devraient être publiés à la fin du premier semestre 2014. « Le but de cette démarche est de se démarquer des autres produits sur la base de chiffres précis, vérifiés en utilisant des tests normés et répétables par un institut indépendant », souligne Mike Causer. Les analyses menées par l'IFTS permettront également d'optimiser les propriétés de l'AFM®, « un media en perpétuelle évolution » selon Cédric Guignard. Déjà, les process mis en ?uvre au sein de la nouvelle usine d'Edimbourg et de son laboratoire associé ont permis de générer des gains substantiels. « Avant, il nous fallait 4 tonnes de verre pour produire 1 tonne d'AFM, explique Mike Causer. Maintenant, les tris effectués au sein du process sont tellement élaborés qu'il est devenu possible de recycler et de valoriser les trois tonnes restantes. Cette valorisation nous permet de baisser le prix de l'AFM® de 25 à 30%. Même s'il reste plus cher que le sable, les économies qu'il permet de générer dans le cadre de son exploitation démontrent que ce surcoût est rapidement amorti. Il ne faut par exemple que 14 mois en traitement des eaux de piscine ». Ces nouvelles chaines de production, qui ouvrent la voie à une triple activation, permettent également d'améliorer la qualité du raffinage tout comme la qualité du traitement physique et chimique du produit, optimisant ainsi son efficacité. Elles ouvrent également la voie à des évolutions de l'AFM® et de ses différentes propriétés en les adaptant à certains besoins industriels via l'activation du produit. Des tests aux résultats prometteurs ont déjà été réalisés sur des applications de déferrisation pour des eaux chargées en métaux lourds. « L?AFM® peut remplacer le sable dans n?importe quel domaine d'applications sans qu'il soit nécessaire de modifier les équipements, souligne Arnaud Tiquet. Son potentiel d'application est donc très important car il constitue une solution avantageuse en termes de performances et de disponibilités ». Un argument d'autant plus convaincant que les réserves de sables commençant à s'épuiser, les prix de ce média ne pourront que monter dans l'avenir?. Vincent Johanet