Your browser does not support JavaScript!

La société développe sa technologie MemoSens sur tous ses produits de mesures physico-chimiques, simplifie la mise en place et l'exploitation de la chaine de mesure avec des transmetteurs plus polyvalents et introduit de nouveaux capteurs. Au delà de ses appareils performants et simples d'emploi, elle s'intéresse également à la bonne utilisation des résultats en proposant des services dédiés au suivi des appareils, à l'amélioration de l'efficacité énergétique en apportant des solutions globales plus que de la mesure ponctuelle.

Urs Endress, Président de E+H France, a fait le point sur la société et ses développements lors d'une conférence de presse qui s'est tenue mi-juin à Gerlingen près de Stuttgart dans les locaux de E+H Conducta, inaugurés un an auparavant. Si 2009 a été l'année de la crise avec une baisse de chiffre d'affaires de 9,5 % (mais sans entrainer de licenciements), le groupe a rebondi dès l'année suivante en progressant de 19,8 % en 2010 et 16,1 % en 2011 pour atteindre un chiffre d'affaires de 1 525 M?. Globalement, il embauche : sur 2010 et 2011, l'accroissement de l'effectif est de 9,5 % (+ 820 personnes) dont plus de la moitié en Europe. Le groupe prévoit d'investir 140 M? pendant cet exercice, particulièrement au sein des installations de production, et embauchera encore 700 personnes. L?entreprise développe également les prestations de services pour améliorer l'efficacité énergétique, pour l'exploitation des mesures et le suivi et l'exploitation des appareils. Elles les proposera en priorité à ses clients soucieux d'améliorer leurs performances. Nouveaux produits, nouveaux développements Les biotechnologies sont un secteur d'avenir. Elles se retrouvent dans la pharmacie, l'agroalimentaire, le traitement des eaux et dans diverses industries (bioéthanol, algues etc). La fermentation demande un suivi très fin de nombreux paramètres : oxygène et autres gaz dissous, température, pH, milieu de culture (différents sels, nutriments etc) sans oublier des débits, niveaux etc. La mesure de la biomasse et de son évolution est essentielle. Endress + Hauser lance en 2012 le capteur OUSBT66 basé sur la mesure d'atténuation en proche infrarouge. C?est un capteur de croissance cellulaire placé au sein d'un bioréacteur. Plusieurs références avec des longueurs de trajet optique de 5, 10 et 20 mm permettent la mesure sur 8 ordres de grandeur. La valeur obtenue est convertible en différentes unités spécifiques selon l'application. On peut suivre également une cristallisation. La source lumineuse est une LED, de grande durée de vie et sans dérive comme les sources à filament. « L?étalonnage se fait par des filtres à clipser sur le chemin optique de la sonde ; la procédure est claire avec le Memograph M CVM40, qui peut recevoir 1 ou 2 capteurs selon la version. C?est le même transmetteur pour toutes nos sondes photométriques en ligne (UV, NIR, turbidité) » précise Olivier Pichon, Chef de marché Sciences de la vie et agroalimentaire. La méthanisation des déchets avec production de biogaz se développe. Il n?existait pas de capteur de mesure en ligne au sortir du méthaniseur (méthane, gaz carbonique et autres gaz minoritaires, hydrogène sulfuré et COV odorants). Une mesure délicate car ce gaz, à pression atmosphérique, transite à faible vitesse dans les canalisations et contient de la vapeur d'eau qui ne demande qu'à se condenser. « Notre capteur Prosonic Flow B200 placé sur une bride en sortie de fermenteur fournit le débit de gaz (donc le volume produit) mais aussi la concentration en biogaz (rapport CH4/CO2) donc le pouvoir calorifique puisque l'on connaît la teneur en méthane » explique Cédric Fagot, Chef de marché Environnement-Energie. Le principe utilisé repose sur l'ultrason : des impulsions sont envoyées en biais par rapport à la direction d'écoulement. Une double émission d'impulsion (sens du flux et contraire au flux) permet de connaître la différence de temps de transit, proportionnelle à la vitesse d'écoulement ; connaissant la longueur on en déduit la vitesse du son dans ce gaz, proportionnelle à la composition relative du gaz. « L?installation d'un capteur sur chaque fermenteur permettra de détecter très tôt un dysfonctionnement » précise Cédric Fagot. Dans le domaine de l'eau potable, la standardisation se poursuit avec les transmetteurs Liquiline CM44x et leurs possibilités d'extension par simple insertion de cartes spécifiques complémentaires et le transmetteur Viomax capable de recevoir de nombreux types de capteurs (digitaux, virtuels, Memosens). La débitmétrie se développe également du fait de la sectorisation des réseaux. Les débitmètres Promag L et 800 ont bénéficié de l'écoconception avec des gains de poids de l'ordre de 30 % et presque 40 % pour les gros diamètres. Sur le 800, l'enregistreur, le modem (GSM/GPRS) et les batteries lithium sont intégrées dans le même coffret ce qui facilite l'installation. Pour conserver l'autonomie, la fréquence des mesures est asservie au débit : moins de mesures sans sacrifier à la précision du comptage. Au-delà des produits, développer de nouveaux services Endress + Hauser met également l'accent sur les services : « Les clients sont de plus en plus demandeurs de solutions, de packages. La croissance se fera autour des solutions et des services, pas seulement sur les produits » affirme Urs Endress. L?énergie fait partie des cibles comme l'explique Raphaël Brie, Responsable marketing Environnement et Energie : « Les clients veulent maîtriser leur facture énergétique, intégrer et anticiper les contraintes réglementaires. Mais très peu d'entreprises connaissent leurs pertes énergétiques, n?ont pas de méthode ni de mesures pour les calculer. » E+H a pris le contrôle de Systemplan (société allemande) pour la méthodologie (définition des systèmes étudiés, méthodes de calcul et de diagnostic expérimentées). L?offre de service se décline en trois volets : le pré-diagnostic énergétique, le plan de mesurage, le diagnostic énergétique instrumenté. Elle se configure selon l'ISO 50001 et selon les pays : en France, le référentiel Afnor BP X30-120 et les cahiers des charges de l'Ademe. Pour ne pas être suspecté d'être juge et partie, les périmètres d'intervention sont clairement définis au travers de référentiels. Bien évidemment, E+H vend des capteurs (débits, températures etc) mais l'objectif premier n?est pas là, les prestations en matière plan de mesurage (gestion du projet, systèmes d'acquisition et de reporting, communication) sont tout aussi importantes. « C?est un accompagnement pour connaître et comptabiliser l'énergie, établir des indicateurs de performances des systèmes énergétiques, de leur distribution (air comprimé, fluide caloporteur) et des utilisations finales pour mesurer les progrès réalisés et prouver l'efficacité des améliorations. Et, in fine, pérenniser les gains au travers du plan de métrologie » insiste Raphaël Brie. E+H ne part pas à la conquête d'un marché mais travaille ses clients historiques : deux entreprises d'agroalimentaire et une de pharmacie se sont déjà montrées intéressées alors que l'offre commerciale ne sera vraiment finalisée qu'en septembre. Tous ces capteurs fournissent des quantités de données récupérées par différents métiers au sein de l'entreprise. A celles-ci s'ajoute la nécessité de la maintenance des appareils, leur étalonnage. Une somme de données souvent hétérogènes, venant d'appareils divers pour nourrir des métiers aux besoins différents. Pour une exploitation optimisée des données (éviter des multisaisies, erreurs, pertes d'information), E+H propose à ses clients une couche logicielle intermédiaire (BPI middleware) pour établir le dialogue montant et descendant entre instrumentations et services (ERP de la société). Endress + Hauser dispose du savoir faire pour cela et est en outre développeur certifié SAP.