Cet ouvrage analyse la dualité entre l’Égypte et les autres États riverains à partir d’une lecture originale du droit international et des principes politico-juridiques d’origine « nilotique » ancienne.
Le Nil est l’objet d’un « dialogue antagoniste », parfois tendu, entre l’Égypte et les autres États riverains. Fabienne Quilleré-Majzoub, professeure chercheuse, membre de l’Institut de l’Ouest : Droit et Europe (UMR CNRS 6262) à l’Université de Rennes, et Tarek Majzoub, ancien consultant auprès de l’ONU-CESAO, analysent cette dualité à partir d’une lecture originale du droit international (Convention de 1997 sur l’utilisation des cours d’eau internationaux à des fins autres que la navigation, succession d’États en matière de traités, vente ou exportation massive d’eau entre les États riverains…), et des principes politico-juridiques d’origine « nilotique » ancienne (troc, par exemple), sans oublier les notions nouvelles issues de l’Hydrocène et du développement du droit international mémoriel. Le Nil, un des « grands éducateurs de l’humanité », et ses eaux plurielles (bleues, vertes et grises) doivent être appréhendées à travers une vision holistique. Ses eaux ne sont pas des ressources naturelles : elles sont par définition partagées… et sont la « mémoire collective de l’humanité ». L’originalité de cet ouvrage est de chercher à démêler les liens juridiques entre l’Égypte et les autres États riverains du Nil, « grand éducateur de l’humanité », et, donc, entre l’Égypte et le fil de notre propre Histoire.
Éditeur : Éditions L’Harmattan
Collection : Logiques Juridiques
Format : 155 x 240 mm
Nombre de pages : 316
Prix : 32 € (livre papier)
ISBN 978-2-336-56241-4

