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Laurent Roy, directeur général de l'agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse et Gislain Lipeme Kouyi, directeur de la structure fédérative de recherche OTHU (l’observatoire de terrain en hydrologie urbaine), ont signé un nouveau partenariat pour les 6 prochaines années, en présence des 10 établissements membres de l’OTHU, signataires de l’accord.

Ce partenariat a pour objectif d’acquérir de nouvelles connaissances opérationnelles et d’accompagner les collectivités dans la gestion des eaux pluviales urbaines, qui relève de leur compétence.
La gestion de l’eau dans la ville est un enjeu majeur. En effet, rendre la ville plus perméable en désimperméabilisant les sols permet de préserver le bon état des eaux en évitant les débordements des réseaux d’eaux usées et les flux de polluants après lessivage. Elle permet aussi de lutter contre les effets du changement climatique en aménageant durablement la ville et de prévenir ainsi la formation des îlots de chaleur, contribuer à la recharge des nappes et atténuer les crues.

Trois axes de recherche seront développés dans l’accord-cadre.

Le premier concerne la gestion des sédiments accumulés dans les bassins de rétention/infiltration. Aujourd’hui, les collectivités qui installent des dispositifs de rétention de la pollution pluviale n’ont pas de solution pour valoriser ou traiter les sédiments. Le projet DESIR propose d’évaluer les techniques disponibles pour aboutir à des recommandations de gestion.

Le deuxième axe concerne l’évaluation de la qualité des rejets urbains par temps de pluie et leurs impacts. Afin d’aider les collectivités à évaluer la qualité des rejets urbains, le projet Cheap’eau propose de développer l’installation de capteurs low cost pour suivre à moindre coût les performances des ouvrages. Le projet DOmic, quant à lui, développera un panel d’indicateurs pour évaluer les impacts des rejets des déversoirs d’orage. Il va utiliser les résultats d’études antérieures pour compiler les paramètres physico-chimiques, bactériens ou hydro-morphologiques.

Enfin, le troisième axe porte sur les techniques alternatives et leur robustesse vis-à-vis du changement des pratiques et des effets du changement climatique sur l’assainissement. Cet axe de recherche porte tout particulièrement sur la déconnexion des eaux pluviales pour une ville plus perméable.

Promouvoir et rendre visibles les résultats opérationnels associés aux actions de recherche conduites dans le cadre de ce partenariat sera l’une des ambitions fortes des deux parties lors de ces six prochaines années.