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Les installations techniques du centre de stockage de déchets non dangereux de Villeneuve-Loubet doivent s'adapter à la configuration géographique du lieu. Celui-ci est implanté en zone accidentée et fortement urbanisée, ce qui contraint l'exploitant à mettre en ?uvre de grosses installations de pompage pour permettre aux lixiviats de franchir la montagne.

Chaque jour, plus de 1.000 tonnes de déchets ménagers et industriels non dangereux sont réceptionnés puis traités au centre de stockage de Villeneuve-Loubet (Alpes Maritimes) au lieu dit La Glacière. Exploité par Veolia Propreté, ce centre de classe II, unique dans le département, reçoit chaque année 270.000 tonnes de déchets. En service depuis 2000 pour une durée d'exploitation de dix ans, ce site fait suite à l'exploitation du Jas de Madame distant d'une centaine de mètres, dont l'exploitation a pris fin en 2000 et qui doit être surveillé pendant encore une trentaine d'années. Situé dans un vallon encaissé et étanché par géomembrane, à l'écart du village, le site de La Glacière se trouve ainsi progressivement comblé par les déchets qui sont traités sur place. Ce stockage important nécessite des besoins techniques pour gérer les gaz de fermentation et les 2 000 m3 de lixiviats produits chaque année sur le site. Il s'agit donc de récupérer les effluents liquides au fond des casiers d'exploitation, de relever les eaux corrosives chargées à 99% de polluants, puis de les conduire vers des bassins de rétention situés en aval du site. Deux installations de ce type sont prévues, l'une pour La Glacière (hauteur géométrique de 103 m, 700 m de linéaire dans un tube de diamètre 110, débit 50 à 60 m3/h) et l'autre pour Jas de Madame (hauteur géométrique de 80 m, 1 500 m de linéaire dans un tube de diamètre 110, débit 20 à 30 m3/h). A partir de là, les lixiviats sont conduits à l'installation de traitement installée en partie haute du site, où ils sont concentrés par évapo-concentration. C?est le biogaz produit sur le site qui chauffe le lixiviat pour faire évaporer l'eau. Le résidu du traitement, la galette, est envoyé en décharge de classe I. Le site étant situé dans une zone accidentée, les installations techniques ne pouvaient être placées qu'en partie haute, ce qui pose un problème de transfert des lixiviats rassemblés en partie basse dans le bassin de stockage. De plus, le site de La Glacière n?est pas alimenté par le courant électrique, l'exploitant a dû s'équiper de deux groupes de 130 kVA pour pourvoir à son alimentation électrique. Quant au choix de la solution de pompage, elle a dû répondre aux contraintes difficiles de l'application. Répondre aux contraintes d'exploitation L?objectif est de trouver une solution de relevage fiable dans le temps, auto-amorçante, assurant le pompage en pression et facile à maintenir pour conduire les lixiviats du fond des alvéoles jusqu'à l'unité de traitement. L?idée première de Veolia Propreté est de mettre une pompe au fond d'un puits de lixiviat en zone Atex et une seconde pompe hors zone pour le relevage et le transfert de l'effluent. Par expérience, l'entreprise connaissait les difficultés d'une telle configuration et savait que les pompes immergées répondent difficilement à ce type de contraintes. Pour réaliser cette installation, Veolia Propreté a retenu Salmson associé à EFI, une société locale spécialisée dans la maintenance, la réparation et l'entretien des pompes et des moteurs. Pour les deux cas de figures, EFI (qui étudie le projet) préconise de mettre en place une pompe de gavage au bord du bassin qui aspirera le lixiviat et gavera une seconde pompe qui refoulera plus haut les eaux corrosives vers un bassin en haut du site. Un premier ensemble est réalisé sur le site de La Glacière. La pompe de relevage Salmson référencée S88 est à la norme ATEX car située en zone explosible. Elle est munie d'une sonde de température stoppant tout fonctionnement si la température du fluide dans la pompe dépasse 135°C. La pompe utilise l'acier inoxydable et non le plastique producteur d'électricité statique et le moteur est équipé d'une boîte à bornes étanche pour éviter la propagation d'étincelle à l'extérieur. Le corps de pompe, en fonte, est doté d'un revêtement CERAM à haute teneur en céramique. Ce matériau résistant à la corrosion et à l'abrasion améliore la fiabilité du matériel et réduit la maintenance. La seconde pompe implantée hors zone ATEX est une pompe Salmson référencée MRH 6665. Elle est réalisée en acier inoxydable 316 résistant à la corrosion. Les deux pompes sont munies d'un variateur de vitesse ce qui autorise différents points de fonctionnement dans le temps. Du coté de la maintenance, les compteurs horaires permettent de comptabiliser les temps de fonctionnement et de prévoir l'usure des pièces. Les équipements fonctionnant en permanence disposent encore d'un tableau d'entretien pour un meilleur suivi. En complément, EFI assure une visite de maintenance tous les ans.