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Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif et Philippe Martin, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, ont co-présidé le 11 octobre dernier une réunion plénière du Comité stratégique de filière des éco-industries (COSEI) au cours duquel trois contrats de filière ont été présentés dont l'un concerne directement le secteur de l'eau.

Ces contrats, qui sont validés par l'Etat et les industriels, définissent une stratégie de filière à long terme et visent à renforcer les solidarités entre les entreprises des éco-industries, développer les relations entre grands groupes et PME, assurer les conditions d'une meilleure compétitivité en France comme à l'international. Ils sont le résultat de travaux menés au sein du COSEI, filière du Conseil National de l'Industrie, chargé notamment de définir une feuille de route de politique industrielle pour les éco-industries. Les engagements conjoints que prennent l'Etat et les acteurs des éco-industries dans les contrats stratégiques des filières, visent à promouvoir les offres et les savoir-faire des 12 000 entreprises du secteur, en France comme à l'international. Dans un marché mondial évalué à 1 400 milliards de dollars, les éco-industries représentent 80 milliards d'euros d'activité en France, plus de 450 000 emplois dans 12 000 entreprises. La filière eau rassemble quant à elle 900 entreprises industrielles et de services, et représente 38% du marché des éco-industries. Elle emploie 124 000 personnes et réalise un chiffre d'affaires de l'ordre de 16 milliards d'euros par an en France. Pour le secteur de l'eau, l'enjeu de ce contrat est d'anticiper, « dans un contexte d'évolution des réglementations, des normes et des marchés et de leurs impacts sur les investissements et l'emploi, (?) les mutations liées au changement global prévisible dans un avenir de plus en plus proche (climat, ressources, croissance et migration des populations) ». Pour lever certains freins, les entreprises de l'eau (FP2E), l'Union nationale des entreprises et industries de l'eau et de l'environnement (UIE) et l'association Profluid plancheront sur des propositions de simplifications administratives et réglementaires « visant le même niveau d'exigence sanitaire et environnementale ». Le groupe de travail « eau » du COSEI devra quant à lui définir les modalités de concertation Etat/filière Eau en amont de l'élaboration des réglementations, en concertation avec les instances existantes. En termes d'innovation, des réflexions seront notamment menées avec les collectivités pour encourager l'innovation, via les marchés publics et les délégations de service public. Les pouvoirs publics et les organisations professionnelles vont également « analyser l'impact du « in house », des sociétés publiques locales ou régies non soumises à la concurrence pour une durée indéterminée ou longue sur la compétitivité de la filière ». Le gouvernement s'engage par ailleurs à maintenir et développer des soutiens publics, notamment au travers de la Banque publique d'investissement (BPI) et à ouvrir le programme des Investissements d'avenir pour appuyer des démonstrateurs, « autour de thèmes fédérateurs : l'usine d'épuration de la ville durable, des réseaux d'eaux intelligents, des projets « Smart Water » ». Pour faciliter les ponts entre acteurs du secteur, l'Etat s'engage à réaliser une cartographie de la filière aux niveaux français et européen. Le contrat de la filière eau est accessible à l'adresse : http://www.redressement-productif.gouv.fr/files/files/directions_services/cni/pdf/Contrat-filiere-Eau.pdf