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Premier à avoir lancé les compteurs d'eau en composite, Sensus confirme cette option matériau pour sa prochaine génération avec comptage statique et anticipe sur la télérelève des consommations.

La vie d'un compteur d'eau se compte en décennies, en moyenne une quinzaine d'années. Les principes de comptage sont tous bien connus. Autant dire que le rythme d'innovation n?a rien à voir avec celui de l'électronique. Ce qui ne veut pas dire que ce secteur est statique : amélioration des matériaux, des méthodes de production, exigences environnementale et sanitaire, baisse des coûts de relevé des compteurs, préoccupation croissante vis à vis de la rareté de l'eau pour laquelle le comptage est une dimension essentielle (non gaspillage, détection de fuites). Tous ces facteurs structurent le marché (renouvellement) et la conception de ces appareils de mesure. Sensus intègre ces facteurs dans ses développements et ses produits : lancement du compteur composite en 2005, du Meistream en 2008, et, dans moins de deux ans, le iPerl à comptage statique (électromagnétique), introduit sur le marché américain mais qui demande à être repensé pour le marché européen. Un compteur n?est rien sans le relevé de ses données. Les progrès de l'électronique et des télécommunications bouleversent ce point. « On a là toute la stratégie de Sensus pour les prochaines années », explique Michel Jacquet directeur commercial France et Belgique. « Poursuite et développement des composites, passage au comptage statique sans transiger sur la précision, passage au compteur communicant avec l'implantation de cartes électroniques et de communication radio dans le compteur. Sur ce dernier point les choses s'accélèrent avec les discussions en cours sur les notions d'interopérabilité des systèmes, de choix de protocoles de télécommunications ». Une évolution que Sensus décline non seulement pour le comptage de l'eau, mais aussi, sur le continent nord-américain et ponctuellement au Royaume-Uni, de l'énergie (thermique et électricité). Le iPerl : une innovation majeure La grande innovation pour le marché français et européen est annoncée pour la fin de l'année prochaine avec le iPerl basé sur une méthode électromagnétique. Le défi est la conservation de la précision dans les tailles visées de compteur domestique. Ce point est acquis. La section de mesure sera en composite, tout le volume d'eau passe par cette section, on parle de passage intégral. Pas de risque de bouchage ou de blocage si par hasard l'eau contenait des matières en suspension ou quelques grains de sable. Ce principe de mesure élimine toutes les pièces mécaniques. C?est donc une révolution au niveau de la fabrication, des questions d'étanchéité et du nombre de pièces mises en jeu. L?utilisateur ne verra pas sensiblement de différence sur l'aspect externe puisque l'appareil devra s'installer dans les lieux existants. Pour l'instant, Sensus n?en dit pas plus et reste discret. L?autre révolution à venir sur ces compteurs est la possibilité de communication : sans être intelligents, ils seront communicants. Vers un compteur communiquant « Enfin nous y sommes. Je suis dans le domaine de l'eau depuis de nombreuses années et cela fait longtemps que l'on parle de cette possibilité » souligne Michel Jacquet. Sensus comme les autres intervenants du domaine, passe par les deux stades de la télérelève : le compteur interrogeable lors d'une tournée en passant à proximité. C?est le concept AMR automated meter reading. Avantage : pas besoin d'entrer dans des lieux privés, pas d'erreur de lecture, mais toujours l'obligation de faire une tournée donc des relevés à des intervalles de temps comparables à ce qui se pratique aujourd'hui. L?autre concept est le réseau fixe AMI advanced metering infrastructure (infrastructure avancée de comptage). Chaque compteur communique avec une borne fixe, qui relaie l'information vers un réseau de télécommunication pour arriver directement dans les locaux du distributeur d'eau pour la facturation. C?est un changement radical puisqu'il y a liaison permanente de l'exploitant avec chacun de ses compteurs. Le coût d'interrogation est dérisoire comparé à une tournée et c'est la porte ouverte à la proposition de nouveaux services. Le comptage d'eau est à la base de la détection des fuites. Il devient donc possible de relever à heure fixe, chaque jour ou semaine une consommation et s'assurer de sa régularité. Toute dérive ou surconsommation sera détectée rapidement. Un service monnayable vis à vis des particuliers et des collectivités, qui peut devenir facteur d'économies sensibles sur un réseau. Ce type de système pose aussi la question de l'alimentation électrique locale du compteur : autonome par pile, ce qui est possible vu la très faible consommation de l'électronique actuelle. Mais on peut imaginer aussi des solutions de captage d'énergie ambiante (energy harvesting). Ce principe de compteur communicant s'applique à n?importe quel comptage. Sensus fait aussi des compteurs d'énergie sur réseau de chauffage. Mais on peut penser aussi au gaz, à l'électricité. D?où l'importance de bien définir les protocoles de communication. Sensus a choisi Wavenis un système à protocole ouvert, à la différence de certains opérateurs qui préfèrent des protocoles propriétaires. Un appartement ou une maison dispose au moins d'un compteur d'eau, d'électricité, souvent de gaz parfois de chaleur en réseau. Autant de tournées regroupables d'autant que d'autres comptages vont apparaître avec l'arrivée des énergies renouvelables et des maisons à énergie positive. Sensus déclare déjà 3 millions de points ?Smart points' installés. On comprend mieux la convergence qui s'opère entre distributeurs d'eau et d'énergie.