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La 22ème édition du baromètre TNS-Sofres/C.I. Eau montre que la prise de conscience de l’impératif de préservation de la qualité du milieu naturel se cristallise peu à peu. Les questions liées aux impacts du change¬ment climatique marquent également une nette progression dans la sensibilisation globale aux conséquences environnementales. Satisfaction et confiance en la qualité de l’eau ne se démentent pas.

L’impact du changement climatique inquiète de plus en plus les Français, notamment vis à vis des risques liés au manque d’eau (84% vs 82% en 2017), aux inondations (83% vs 79%), à l’augmentation du niveau de la mer (79% vs 74%), et à la qualité des ressources (79% vs 74%). Ils semblent moins  sereins  quant  à  l’évolution  des  ressources naturelles : 64% se disent convaincus que la qualité des ressources en eau va se dégrader, et 22% qu’elle restera stable. Face à ce constat, les Français justifient plus volontiers le fait d’être attentifs à leur consommation d’eau (88%) pour préserver les ressources en eau (32% vs 29% en 2017), et pour participer à la sauvegarde de la planète (25%).

La réutilisation des eaux usées est une alternative envisagée plus favorablement. Les personnes interrogées1 se montrent en effet plus ouvertes  à de  nouvelles  façons  de consommer l’eau : 86% (vs 84% en 2017) accepteraient d’utiliser une  eau  du  robinet issue du recyclage des eaux usées pour leurs usages domestiques. 84% (vs 81% en 2017) seraient  prêts  à  remplacer  l’eau  du  robinet  par  de  l’eau  de   pluie préalablement traitée, 75% (vs 71% en 2017) à consommer des légumes arrosés avec des eaux dépolluées, et 69% que les eaux usées recyclées soient utilisées directement au robinet. Plus de la moitié des Français (53% vs 51% en 2017) seraient même prêts, cette année, à boire de l’eau du robinet issue du recyclage des eaux usées.

L’utilisation de l’eau de pluie suscite cependant moins d’enthousiasme. Les principaux usages domestiques pour lesquels la quasi-totalité des Français seraient prêts à utiliser l’eau de pluie sont l’arrosage (91% vs 93% en 2017), et dans les mêmes proportions, l’évacuation des toilettes et le lavage de la voiture (88% vs 91% en 2017).

Parmi les autres enseignements de ce baromètre, un niveau de confiance toujours élevé (81%) dans la qualité de l’eau du robinet et dans le service public de l’eau : 84% des Français se disent satisfaits du service de l’eau dans leur commune. Les Français ont confiance en l’action des exploitants du service de l’eau : les autorités sanitaires (83%), la commune, ou groupement de communes (75%) et les entreprises spécialisées (65%) pour assurer la qualité de l’eau.

Même si le prix du mètre cube reste mal connu, (66% des personnes interrogées ne connaissent pas le prix du mètre cube d’eau) 63% pensent qu’elle est « plutôt chère » contre 37% qui estiment qu’elle est plutôt « bon marché ». Le prix annoncé par ceux qui avancent un chiffre reste encore largement surestimé : 5,30 € vs 3,79 € (base INSEE). 82% estiment que le prix du service de l’eau augmentera dans les années à venir. Une augmentation imputée aux potentielles pénuries d’eau (54%), à un besoin croissant de traitements (53%), à l’augmentation du coût de la vie (51%) et à la pollution (50%).

 

1 : 2506 individus âgés de 18 ans et plus, issus d’un échantillon national représentatif de la population française métropolitaine. Interview réalisées du 23 avril au 14 mai 2018.