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La raréfaction des ressources en eau amplifiée par les chan

Intitulé «

High and Dry: Climate Change, Water and the Economy

», ce rapport indique que les effets de l'augmentation des niveaux de vie et de l'expansion des villes combinés à la croissance démographique, entraîneront une hausse exponentielle de la demande en eau, alors même que la disponibilité des ressources sera plus irrégulière et plus incertaine. Faute de mesures immédiates, l'eau pourrait devenir une ressource rare, même dans des régions où elle est abondante aujourd'hui, par exemple en Afrique centrale ou orientale. Quant aux régions connaissant déjà des pénuries d'eau, comme au Moyen Orient par exemple, elles pourraient voir leur croissance reculer jusqu'à 6 % du PIB d'ici 2050, en raison de l'impact du manque d'eau sur l'agriculture, la santé et les revenus. «

Les pénuries d'eau constituent une redoutable menace contre la croissance économique et la stabilité dans le monde, un problème que le changement climatique vient aggraver

», estime le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim. «

Notre analyse montre que si les pays ne prennent pas de mesures pour mieux gérer les ressources en eau, certaines régions fortement peuplées pourraient connaître de longues périodes de croissance économique négative. Les pays peuvent toutefois adopter dès à présent des politiques qui les aideront à exploiter les ressources en eau de manière durable au cours des prochaines années.

» La raréfaction des ressources pourrait également multiplier les risques de conflit, ajoute le rapport. Les flambées de prix alimentaires dues aux sécheresses pourraient attiser des conflits latents et entraîner des migrations. Dans les régions dans lesquelles la croissance économique est tributaire des pluies, des sécheresses, ou à l'inverse des inondations, pourraient provoquer des accès de violences. « L'espoir est cependant permis », estime Richard Damania, auteur du rapport et économiste principal à la Banque mondiale. «

Si les pouvoirs publics répondent à la pénurie d'eau en renforçant l'efficacité et en allouant, à supposer, 25 % de la ressource à des usages de grande valeur, les pertes diminueront fortement et, pour certaines régions, elles pourraient même disparaître. Renforcer la protection de l'eau est synonyme de dividendes économiques élevés

». Le rapport indique que des politiques et des réformes plus ambitieuses sont indispensables pour faire face aux stress grandissants dus aux changements climatiques. Les recettes, pour rendre les économies concernées plus résilientes vis-à-vis des changements climatiques et des stress hydriques, sont connues : réallocation des ressources en eau, adoption de mesures incitatives pour accroître les rendements hydriques et investissements massifs dans les infrastructures de gestion de l'eau. La publication de ce rapport suit de peu la formation, le mois dernier, d'un panel regroupant 10 chefs de gouvernements et présidé par l'ONU et la Banque mondiale pour promouvoir la mise en oeuvre du sixième objectif de développement durable : garantir l'accès de tous à l'eau et à l'assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau.

Le rapport de la banque mondiale est téléchargeable à l'adresse : http://www.worldbank.org/en/topic/water/publication/high-and-dry-climate-change-water-and-the-economy
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